Retour de chantierComment se prépare un transfert de ligne industrielle complète ?
Un transfert de ligne, ce n'est pas un déménagement. C'est un projet industriel à part entière, qui mobilise plusieurs corps de métier pendant des semaines, et dont la moindre erreur se paie en jours d'arrêt de production.
Voici comment nos équipes l'abordent, étape par étape — sur la base de plus de 150 chantiers livrés depuis 2003.
Trois principes guident chaque intervention : tout documenter avant de toucher quoi que ce soit, anticiper les aléas plutôt que les subir, et garder une seule équipe responsable du projet du démontage à la remise en route.
1. Le démontage : précis, documenté, réversible
Avant qu'une seule vis ne soit défaite, l'équipement est intégralement relevé : photos haute définition, repérage des câbles et fluides, plans d'implantation, codification des sous-ensembles. C'est ce qui garantit que le remontage sera l'exact inverse du démontage, sans perte de paramétrage.
- Relevé photo et plans côtés sur place avant intervention
- Codification de chaque sous-ensemble pour une traçabilité complète
- Conditionnement spécifique pour le transport routier ou maritime
- Validation contradictoire avec le client avant emballage

2. La logistique entre deux sites
Selon la destination, on parle de quelques dizaines de mètres ou de plusieurs milliers de kilomètres. Dans tous les cas, le calage et l'arrimage sont conçus pour absorber les contraintes du transport sans compromettre les tolérances mécaniques de l'équipement.
Cas particulier : l'export hors Europe
Pour les transferts à l'international, nos équipes prennent en charge les caisses bois sur mesure, le calage anti-corrosion, le suivi douanier et — quand le client le souhaite — l'intervention sur le site d'arrivée pour la remise en service.
« Gamatt a tenu les délais malgré deux aléas critiques en cours de chantier. C'est rare dans notre métier. »
3. Le remontage et la remise en service
Sur le site d'arrivée, l'implantation se fait au cordeau, avec un alignement millimétrique des bancs et des cylindres. Une fois la mécanique en place, la mise en énergie est progressive — d'abord en mode manuel, puis automatique, jusqu'à la montée en cadence avec le client.
Notre équipe reste sur site tant que la ligne ne tourne pas comme avant. C'est le seul critère qui compte : la production qui repart, au volume et à la qualité d'origine.

Un projet de transfert ou de montage en tête ? On peut venir voir la ligne sur site et vous remettre un chiffrage cadré sous quinze jours. Pas d'intermédiaire, pas de sous-traitance en cascade — l'équipe qui chiffre est celle qui réalise.
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